Maquettes Ferroviaires
et Collections






Coffrets Jouef, trains Märklin, ils permettent de mettre un pied dans le monde du train miniature et l’offre est très variée. Offrir un train électrique pour Noël, quoi de plus naturel en somme il y a 50 ans. C’est ce que nous allons tenter de nous souvenir au travers de cette rubrique.


Pour Noël les vitrines éblouissent la période de l’avent


Retour aux sources sur ce qui est souvent à l’origine de notre passion ; les coffrets de départ. Avec le baby-boom, la clientèle est abondante. Le train électrique est « le » jeu populaire pour les garçons. Ceci explique l’importance des coffrets dans la stratégie commerciale des constructeurs. Dans les paramètres décisifs il y a bien sûr Il y a bien sur le coût. Ce doit être un prix d’appel, quitte à concevoir des produits spécifiques et à se rattraper plus tard sur le reste de la gamme. Mais il y a aussi et surtout l’attrait de ces coffrets. Il faut susciter le rêve, entretenir l’envie et l’attente en période de Noël. Pour cela, les fabricants s’ingénient à mettre en valeur leurs produits dans de magnifiques écrins, ornés souvent de somptueuses gravures, quelque fois en décalage complet avec le contenu. Combien de ces coffrets se sont retrouvés au pied de l’arbre de Noël pour devenir le point de départ de notre passion. Cette histoire, je vais tenter de vous la raconter autour des trois marques qui se sont disputé les plus grosses parts du marché H0 sur cette période dans l’hexagone ; Märklin, Jouef et HOrnby-acHO.


Comme en témoigne les photos de la Vie du Rail de Noël 1962 (à gauche), les vitrines de l’époque regorgent de coffrets et de réseaux à toutes les échelles ; 0 ou HO. Il y en a des marques Märklin, JEP, Hornby, Jouef avec bien entendu le Meccano et les Dinky-Toys en fond de décor. Märklin retrace cette fascination familiale de la période de l’avent dans son catalogue.


Tentative pour recréer cette fascination lors de l’opération « train miniature en fête » pour Noël 2019 dans le centre commercial Best de Farebersviller (57) avec Loco Revue


Mais il n’y avait pas que les enfants qui rêvaient devant les vitrines des marchands de jouets dans les années 50/60 !


Vitrine de Noël reconstituée à Sierck les Bains (57) en 2017 avec un réseau Märklin en vedette, mais aussi des coffrets Jouef et Lego pour rêver.


Les coffrets peuvent aussi être l'objet d'une catastrophe, est c'est un comble si elle est provoquée par l'agent de police dans les aventures de Hergé « Quick et Flupke ». Ces planches dessinées dans les années 30 sont publiées dans le journal le petit vingtième. Les albums sont réédités en 1960 et ce dessin m'a fait rêver dans ma jeunesse. Ce circuit, sans doute à l'échelle 0 est doté de nombreux accessoires comme on les aime, arbres, tunnel, passage à niveau, quai, signal, etc. A cette époque, le jeu se fait au niveau du sol.




Märklin jette les bases avec ses coffrets avant-guerre


Dès le départ de l’échelle 00/H0 en 1935, Märklin prévoit son lot de coffrets. Six possibilités sont proposées autour des deux premières locomotives à deux essieux, la vapeur avec tender R 700 et la moderne électrique RS 700. On peut sur chaque modèle choisir entre une rame marchandises, voyageurs avec des « boîtes à tonnerre » à deux essieux ou des voitures grande ligne à bogies. Dès 1936, Märklin propose une boite haut de gamme avec deux trains, des aiguillages, une gare, un tunnel, un pont des quais et autres accessoires. Cette magnifique boîte est environ 15 fois plus chère qu’un coffret de base. En 1937 apparaît la Pacific type BR 01 qui va prendre le relais dans ce magnifique coffret, avec la gare moderne de Friedrichshafen. Il n’y plus qu’un seul train, mais pas n’importe lequel. Le catalogue français de 1937 l’annonce comme « la plus grande boîte complète, le plus beau cadeau ». En 1939, changement de ton, la période l’impose. Le coffret haut de gamme perd ses accessoires, il devient plus technique avec à nouveau deux rames. Une rame voyageur électrique avec la reproduction simplifiée de la E 18 en version 1C1 et une rame marchandise tractée par une vapeur 020T. Le coffret contient la caténaire nécessaire à l’électrification, ce qui est un cas unique.


Ce beau réseau illustré est issu d’une seule boîte de départ très complète proposée en 1937.


L’objectif est ensuite de le développer au fil des cadeaux de Noël et d’anniversaire.


La reprise avec les vapeurs SK 800 et F800 en vedette


La tourmente passée, en 1945 tout est à reconstruire pour Märklin comme pour l’Europe. En pleine pénurie de matières premières, la production redémarre. Pour son haut de gamme, le modèle SK800 de type 232 caréné né en 1939 est relancé tout comme la 231 BR 01 HR 800. Les deux locomotives à vapeur vedette d’avant-guerre, sont toutes les deux proposées en version améliorée portant la lettre N derrière la référence comme « Neukonstruction ». Après 8 années d’interruption, le premier catalogue de la renaissance apparait en 1947. Deux coffrets haut de gamme y sont proposés avec ces deux modèles, une rame de 4 voitures et un circuit avec aiguillages électriques. A chaque fois, le transformateur n’est pas livré dans le coffret. Il représentait un investissement important et peu attractif, mais incontournable.


Rames de haut de gamme du début des années 50 illustré dans le catalogue de 1957.


La boite à deux étages comprend des aiguillages électriques, c’est un coffret haut de gamme. Le transformateur est l’achat complémentaire incontournable, mais coûteux.


Le train le plus économique, devenu le plus onéreux de nos jours


Contrairement à Jouef, Märklin s’est très peu aventuré sur le domaine des trains mécaniques à l’échelle HO. Mais il a cependant produit une locomotive avec ce mode de propulsion sur une courte période de 1953 à 1956. C’était une vapeur 020 évoquant une locomotive carénée américaine. Doté d’un tender au sigle de la marque, les carrosseries de ces deux éléments étaient en plastique. Deux types de trains sont disponibles, voyageurs avec des voitures à plateforme d’extrémité qui existent déjà au catalogue, mais dont la couleur bascule du vert au rouge pour ce coffret. Un train de marchandises est également offert doté d’un plat et d’une benne basculante de la série 4500 (châssis tôle et caisse plastique). Le train est doté d’un cercle de voie composé d’éléments courbes très serrés qui n’existe pas dans les voies électriques. Ces rails ne sont pas dotés de conducteurs centraux, mais on peut les acheter au détail si l’on veut transformer son circuit mécanique en circuit électrique. Ce train bas de gamme a rarement survécu intact dans sa boite d’origine jusqu’à nos jours, car contrairement aux autres produits Märklin, ce ne sont pas des collectionneurs soigneux qui les ont achetés, mais des enfants qui ont joué avec. Très peu ont traversé le temps indemne et la loi de l’offre et de la demande fait que ce train camelote de 1953 est devenu une pièce de collection recherchée et chère en 2019.
Sur le catalogue 1955, les deux versions du train mécanique sont présentées ainsi que les rails sans conducteurs centraux et les kits permettant de les transformer en voie électrique.


Les petites 030 ont traversé le temps


Une future bombe apparaît ici au catalogue 1953, la reproduction de la 030 à vapeur série 89 réf CM 800 de la DB. Ce modèle poursuit encore sa carrière de nos jours soit plus de 65 années après son apparition, un record. En 1957, il prendra la référence 3000, un numéro fondateur de la série des locomotives. Elle possède une carrosserie en matière plastique qui permet un moulage des détails avec finesse. Si Märklin simplifie les superstructures pour tirer les prix, il ne sacrifie rien des qualités mécaniques. C’est certainement la clé du succès afin de ne pas décourager les jeunes clients. La BR 89 est la locomotive des coffrets de départ par excellence. D’innombrables enfants en ont fait leur premier modèle. Construite à un million d’exemplaires dans sa première décennie de fabrication de 1953 à 1963, elle est aujourd’hui toujours au catalogue, en compagnie des ICE à grande vitesse et sur de la voie C. Elle roule de nos jours équipée d’un décodeur digital. Märklin fera un modèle encore plus économique en 1960 en suivant la même philosophie avec une autre vapeur 030 référence 3029. Elle ne possède plus d’éclairage pour baisser le prix des coffrets de départ livré avec transformateur. Ces deux modèles forment la base de l’attaque Marketing de Märklin. Vendu environ 110 de nos Euros actuels avec la réf 3029 et 140 Euros avec la réf 3000. Ces boîtes avec transformateur sont attractives. Sur les pages du catalogue 1955, deux trains sont illustrés, dotés de la petite vapeur, future référence 3000 (à partir de 1957),


La vapeur BR 89 réf 3000 est à la base des coffrets de départ de 1953 à nos jours


Encore plus économique, la 030T réf 3029 et les coffrets avec transformateur qui suscitent l’admiration des amateurs en culottes courtes.


Coffrets internationaux et toujours du haut de gamme


Les premiers coffrets destinés à l’exportation pour la Suisse ou la Hollande apparaissent dans les années 50.

Le train Suisse, sorti de son coffret, part à l’assaut des Alpes.


L’appel de l’exportation conduit Märklin à diversifier son offre. Cela démarre avec la Suisse en 1951. Les voitures voyageurs allégées ont la particularité de posséder des portes ouvrantes grâce à a un bouton placé sur le toit. En 1952 apparait une rame dite « rapide d’Europe Occidentale » comprenant une BB SNCF 1000 et des voitures CIWL. Ce sera le seul train potentiellement français commercialisé sur la période. Il aura une courte vie, rapidement remplacé par le même modèle mais bleu des chemins de fer hollandais. De nombreux pays auront leurs coffrets spécifiques. La Suède en 1957, l’Italie en 1960, l’Autriche et les USA en 1961. Mais rien pour nous les Français. Il faut se contenter de matériel étranger. Pourtant, la sortie de la BB 9200 et des voitures inox en 1963 ou la rame Capitole en 1968 auraient permis de constituer des coffrets. Chez Märklin, le haut de gamme perdure sous la forme d’un train rapide tracté par la Pacific BR 01 avec aiguillages électriques. Il reste dans la tradition, avec un prix équivalent à 360 de nos Euros actuels. La locomotive est équipée d’un dispositif de dégagement de fumée, une exclusivité pour l’époque.


< Des coffrets internationaux illustrés dans le catalogue 1962.

Les coffrets milieu de gamme possèdent une illustration commune permettant de les garnir de plusieurs types de matériels.


Le coffret de rêve avec la Pacific BR 01 tout métal équipée d’un dispositif fumigène.



L’échelle 0 reste encore appréciée



L’échelle reine avant l’arrivée du H0 et le 0 (1/45ième, 32 mm d’écartement). Les productions JEP en 0 seront très inspirées du réseau Nord d’avant la création de la SNCF en 1938. Les amateurs gardent en mémoire la légendaire rame Flèche d’Or. Ce magnifique train, sorti en 1928 est incomparablement plus réaliste que la même rame chez Hornby avec notamment une vraie Pacific 231 avec le nombre exact de roues. Après-guerre ce train est reconduit pour disparaitre en 1951. La réponse de Hornby ne tardera pas, mais à la place d’une Pacific, ce sera une simple vapeur de type 221 bien moins prestigieuse.


JEP s’était fait sa spécialité de beaux trains à l’échelle 0 au cours des années 30, comme ici la célèbre Flèche d’or.

La réponse de Hornby était le célèbre train bleu mais qui restera tracté par une vapeur type 221.


Avantage, le train se vend bien aussi en Angleterre sous le nom de Riviera Blue.


Il fallait de bons revenus pour offrir un tel train à son enfant pour Noël, surtout en version électrique. Hornby proposait aussi une version mécanique. (doc Chris Graebe) .


Croisement de locomotives de la compagnie du Nord selon les décorations fantaisistes de Hornby, mais oh combien charmantes.


En 1939, Hornby propose son nouveau train à l’allure moderne ; « l’étoile du Nord ». Il arrive à une bien mauvaise période, mais sera repris après-guerre.


Il a existé une version verte de la locomotive sortie avant-guerre en 1939 qui est très recherchée par les collectionneurs. A la reprise, la couleur brune sera adoptée. (doc Chris Graebe).


L’étoile du Nord en pleine ligne. Au PN une incontournable pour l’époque Citroën traction avant Dinky-Toys



A partir de 1938, la petite locomotive PO servira pour des coffrets bien plus modestes, comme ici la référence O-1 E illustré dans un catalogue des années 50.



Le coffret avec la locomotive PO était un des plus abordable de la gamme électrique de Hornby. Voici ce que découvrait les jeunes garçons en ouvrant leurs coffrets le soir de Noël. L’illustration ne correspond pas vraiment au contenu.


Autres vedettes des coffrets Hornby 0 des années 50 ; la petite vapeur 020 et l’autorail double Bugatti.

Les coffrets Bugatti des années 50 possédaient une illustration réaliste de la rame à trois éléments. Or seul des autorails double sont produits après-guerre (Des modèles triples ont existé de 1936 à 1940 alors que le Bugatti double sera produit jusqu’en 1957) (doc Chris Graebe)


Le rêve des enfants des années 50, un autorail Bugatti double au milieu d’une circulation de véhicules Dinky-Toys.

Autre coffret très populaire réf 0-5 E désigné « Le Breton » dans les catalogues.


La sortie chez Hornby en 1954 de la locomotive BB 8051 permet de moderniser la gamme de coffret. L’électrique est synonyme de modernité, mais à ses côtés, la vapeur reste toujours présente comme le montre ces publicités dans Meccano Magazine.

L’aspect bien plus moderne de la BB 8051 permet de remplacer avantageusement la vieille électrique PO.


Le coffret OB-BV dénommé « Le Mistral ». Cette fois, l’illustration du couvercle est plus en rapport avec le contenu.


Illustré dans le catalogue 1956, la gamme Hornby 0 classique alimenté en 20V alternatif.


La série M de HORNBY, une entrée de gamme à petit prix mais toujours à l’écartement du 0


En 1927 Hornby lance la série M. Ce sont des modèles mécaniques économiques destinés à conquérir une nouvelle frange d’acheteur qui apparaissent à cette époque. Avec des prix aussi bas que les jouets de bazar , les modèles M de gabarit plus réduit permette aux familles modestes de bénéficier de la qualité Hornby. De plus ces beaux jouets bénéficient de la qualité et de la garantie Hornby. Sans pouvoir lui donner d’échelle, les modèles de la série M sont de taille inférieure à celle des autres séries, toutefois, ils sont conçus pour rouler sur de la voie à l’écartement 0. Les rayons de courbure sont toutefois bien plus serrés, ce qui permet de placer un réseau sur une table de salon, de manière un peu identique aux premiers trains H0. Plusieurs types de locomotives à vapeur sont proposé, de couleur verte ou rouge, elles se dote de nouveaux détails après-guerre, sans toutefois atteindre le niveau de détail de la gamme 0 principale. Il y aura même de 1937) 1940 un curieux train caréné du PLM de couleur bleu avec des voitures qui s’articule derrière le tender de la machine. Si la propulsion des modèle M est majoritairement mécanique, avant 1940 certains modèles de la gamme ME sont électrifiés. Dans les années 50 ils redeviennent exclusivement mécanique, et donc en concurrence direct avec les modèles mécaniques Jouef H0 tel que l’autorail transsaharien ou la locomotive à vapeur « diabolic ». Des autorails bugatti verront le jour dans la gamme M à partir de 1936. Ce sont des modèles simples à deux essieux et à une ou deux caisses. Ils ont cependant le même gabarit que le modèle d’automotrice double ou triple de la gamme électrique fabriqué jusqu’en 1957. Il y aura de nombreuses variantes de voitures (dont une luxueuse Pullman). La gamme des wagons marchandise M est très varié avant-guerre avec des wagons citerne, couverts, bi-foudre, grue, tonneau, bâchés et tombereau toujours à eux essieux. Mais dans les années 50, il ne reste que les tombereaux. De nombreuses variantes de coffrets M seront disponibles. Il y aura aussi des accessoires spécifiques M directement fournis dans les coffrets ; une halte, une petite gare, une cabine sémaphorique, une passerelle et des signaux mécaniques. Hornby a même proposé une série dite Express qui est encore plus simplifiée que la M et composés de très peu de pièces (2 pour composer la caisse d’une voiture). Les attelages sont de simples crochets rigides. Milieu des années 50, la série M est obsolète avec uniquement une unique machine à vapeur rouge et un autorail double mécanique. Mais en 1956, Hornby y croit encore et va la moderniser.


Le principe des coffrets M de Hornby, offrir tout un monde à prix très réduit. Ici un ensemble de 1934 qui comporte même des arbres, des vaches et des personnages pour le décor. (doc Chris Graebe).


Le service minimum est aussi proposé avec ce mini Bugatti proposé en 1935 en coffret série M.


Le concept du coffret complémentaire avec des accessoires est déjà inauguré par Hornby avant-guerre pour la série M. Ainsi si vous avez acheté un train complet économique pour Noël, on peut se rattraper lors de l’anniversaire suivant. L’équipement dans la continuité, toujours avec des coffrets. (doc Chris Graebe)


Le train aérodynamique du PLM est proposé dans la série M en coffret à partir de 1937.

Tel un serpent, le train du PLM est proposé en version mécanique et électrique.


La série M de Hornby est la seule à l’échelle 0 qui permet de monter un réseau sur une table, du fait de ses faibles rayons de courbure.


A la fin des années 50, pour renouveler sa gamme M, Hornby propose sa fameuse BB M en 1956 accompagné d’un nouveau wagon voyageur. Après la version à 8 roues sortie en 1954, Hornby s’attaque à la version M à 4 roues. Pour former un nouveau train d’aspect moderne, de nouvelles voitures de type SNCF sont proposées évoquant la fameuse série des DEV acier (Direction des Etudes de Voitures). Evidement elles sont outrancièrement raccourcies et dotées de deux essieux seulement. Avec ce coup de pouce donné à la gamme, la série M perdurera jusqu’à la fin de l’écartement 0 chez Hornby en 1963. Il est étonnant de voir une série aussi grossière cohabiter dans le catalogue avec des modèles aussi détaillés que les rames voyageurs H0 comme « l’Aquilon ». Ce sont deux générations de trains qui marquent le passage de la tôle au plastique. Les trains de la série M sont proposés à des prix d’appel ; le coffret M7 était vendu avec tous ses accessoires 53NF, alors que le coffret « L’Aquillon » en H0 coûtait 85NF. Mais les perspectives de développement ultérieures d’un réseau de la série M sont nulles, alors que pour le H0, elles sont immenses.


La série M reprend à sa manière l’évocation d’une rame électrique moderne en 1956, comparé ici à sa grande sœur de la série O normale.


La voie en fer blanc de la série M est de même construction et de même écartement (32mm) que celle des autres séries Hornby à la différence de l’absence du conducteur central (train mécanique oblige) et surtout des rayons de courbure beaucoup plus serrés de (30cm contre 60 pour les séries supérieures) .


Le coffret M7, le plus complet avec ses accessoires, sera offert jusqu’en 1963. Pour un prix imbattable de 53NF, l’enfant dispose d’une gare, d’un quai et d’un poste d’aiguillage. Qui dit mieux ?

Le courant continu arrive pour le Hornby 0


Pour faire circuler un train et le commander à distance, il faut régler la vitesse, mais aussi le sens de circulation. Si avec le courant alternatif la première fonction est bien remplie en réglant la tension, le second point pose des problèmes. Sans système complexe comme le double bobinage de l’inducteur du moteur et un système à surtension, pas de changement de marche possible. Le problème sera résolu avec l’adoption du courant continu rendu possible par les possibilités de fabriquer des moteurs équipés d’aimants permanents. JEP l’adoptera avec son fameux moteur AP5 au début des années 50, et Hornby franchit le pas seulement en 1957. Ce sera une nouvelle série d’engins moteur qui va cohabiter avec les anciennes références à moteur alternatif.


La nouveauté 1957 de Hornby, la locomotive TBB (à l’arrière-plan) reprend la carrosserie et même l’immatriculation 8051 de la locomotive OBB .


L’animation autour des gares, reste le point marquant dédié à ce réseau. Le catalogue 1957 présente les deux coffrets dotés de la nouvelle locomotive à courant continu permettant le changement de sens de marche par simple inversion de la polarité.


Publicités dans Meccano magazine de janvier 1958 vantant les mérites de la nouvelle locomotive TBB à courant continu. La notion de télécommande n’a à cette époque aucune référence électronique. Il faudra attendre que Jouef innove pour que l’on puisse diriger plusieurs trains sur une même voie.

Forte agitation de Dinky-Toys en gare de La Baule à l’arrivée du train Hornby.


Hornby s’inspire sans doute de la très moderne, pour l’époque, CC 7001 ou CC 7100 (ici un modèle TAB).


Le nouveau coffret TB-TM sorti en 1957 dit « Le Provençal » avec son transformateur délivrant du courant continu.


Les locomotives en métal moulé sont apparues chez Hornby en 1958 avec la BB 13000 qui sera suivie en 1959 par la BB 9200 une année plus tard. Cela conduira a deux nouveaux coffrets vus ici dans le catalogue 1959 ; Le « Basque » avec des voitures voyageurs CIWL, et « Le Lorrain » avec des wagons marchandise.

Le coffret réf TZBM « Le Lorrain ». Notez le slogan « C’est une fabrication Meccano » une référence de qualité. (doc Chris Graebe)

Dommage que la BB 13000 n’ai pas été associée dans les coffrets aux très beaux wagons Arbel de Hornby, pour véritablement évoquer les trains miniers de la ligne Valencienne-Thionville. Il aurait ainsi véritablement mérité son nom de « Le Lorrain ».

La ligne Valencienne Thionville électrifiée en 1954 inspire de nombreux constructeurs de l’époque avec ses locomotives bleu électrique dotées d’une seule cabine centrale. De gauche à droite les modèles Jouef, Fleischmann, Hornby 0, HOrnby-acHO et SMCF.

Les coffrets chez Hornby sont disponibles avec (à gauche) ou sans (à droite) transformateur, comme ici « Le Basque ». Sur le transformateur la mention « sécurité totale » est là pour faire oublier l’époque des rhéostats où il pouvait y avoir jusque 110 sur la voie. (doc Chris Graebe)


Ces deux locomotives en zamac ainsi que la grande gare en matière plastique sonneront le glas des productions Hornby 0 qui cesseront en 1963.


VB peut enfin utiliser sa BB 9001 dans ses coffrets


Par vocation, la firme VB s’adresse aux véritables modélistes depuis 1945. Mais avant 1954, elle ne dispose pas d’engin moteur. L’arrivée de la BB 9001 permettra cependant à VB de proposer à partir de cette date quelques coffrets haut de gamme, avec notamment lors de la sortie de la BB 9200 en 1958, le fameux Mistral.


L’arrivée de la BB 9001 en 1954 permet à VB de proposer des coffrets haut de gamme destinés aux modélistes.




Le TT Triang, des coffrets pour un échec commercial


Le groupe Anglais Lines Bros, bien connu pour sa marque Triang veut s’implanter sur le marché Européen. A la fin de l’année 1960, il rachète l’ensemble des moules et outillages VB et construit une nouvelle usine à Calais. A la gamme H0 toujours nommée VB est adjointe une gamme de production à l’échelle TT (1/100ième) dénommé TT Triang. Un magnifique catalogue en couleur est édité en 1961, regroupant l’ensemble des deux écartements

La magnifique couverture du catalogue VB Triang de 1961 laissait présager d’un bel avenir avec les deux écartements H0 et TT. Helas, il n’en sera rien !


VB Tri-ang voulait convertir les Français aux petits écartements, et cela ne pouvait que démarrer par des coffrets. Mais l’échelle TT3 adoptée (au centre) est bien trop proche du H0 (à droite) par rapport au N (à gauche). Ce sera donc en 1961 un échec commercial, dont seul quelques coffrets subsistent en témoignage. L’image qui illustre le coffret représente les principaux modèles prévus, CC 7100, rame Budd de banlieue, Pacific AL et voiture CIWL.

Le catalogue 1963 de la firme allemande de l’est Zeüke vante les mérites de la petitesse de l’échelle TT. Mais il s’agit du 1/120ième donc une échelle plus petite que le 1/100ième choisi par Tri-ang.

Le TT connait une forte diffusion dans l’ex RDA avec un beau coffret comme ceux de Zeüke.

Autre marque à proposer des modèles et coffret à l’échelle TT, Rokal, une firme d’Allemagne de l’Ouest cette fois. Notez que le coffret le plus prestigieux est dénommé « pour le prétentieux » ce qui n’est guère flatteur. Sans doute un problème de traduction du catalogue français du début des années 60.

L’échelle TT (Table Top-train) naît véritablement aux USA. Hal Joyce lance la firme H.P. Products Co qui adopte cette échelle. Elle constitue une étape intermédiaire vers la miniaturisation en adoptant l’échelle du 1/120e et l’écartement de 12mm. Elle aura un certain succès dans son pays d’origine puis en Allemagne Fédérale avec Rokal, qui lance sa gamme en 1948. Mais c’est surtout en République Démocratique Allemande que l’échelle TT se développe avec, dans les années 80, environ 45% de part du marché grâce à la firme Zeuke qui deviendra, une fois nationalisée, VEB Berliner TT-Bahnen. En France, au milieu des années 50, le TT n’a connu qu’un développement timide. Aucune grande marque ne s’y intéresse. Outre-manche on aime les particularités. Pour l’écartement de 12mm, ce ne sera pas l’échelle européenne du 1/120e qui sera adoptée mais le 1/100e. Désignée TT3 cette échelle sera adoptée par Triang qui développe une gamme anglaise complète à partir de 1957 ; le Triang TT gauge Railways. C’est cette échelle que Triang voudra transposer en France en avec sa gamme Triang TT écart. Dès le départ, il faut frapper fort et donner aux français l’envie de se reconvertir à cette échelle. En proposant pas moins de 4 engins moteurs et 5 modèles de voitures. Bien évidement pour se « convertir » à cette échelle, il faut des coffrets. VB Tri-ang en propose pas moins de 5 dans son catalogue. Mais le TT3 est trop proche du H0 européen pour avoir sa place L’aventure du TT se termine précipitamment en 1961. Un bon nombre de modèles Triang TT décrits dans le catalogue n’ont pas été mis en production. Cependant, les moules existants sont rapatriés en Angleterre et certains modèles sont commercialisés dans ce pays. Dans l’hexagone, les coffrets dotés de la petites vapeur 030T seront bien présents chez les marchands de jouets. Seuls témoignages de cette aventure.


Les types de coffrets TT du catalogue 1961. La Pacific AL est ici affectée à ce service, alors qu’elle avait plutôt pour vocation la traction des trains de voyageurs rapides.

Un des coffrets réellement commercialisés, le CT.502 avec deux voitures DEV AO.


Le deuxième coffret dont la diffusion fut effective, le train de marchandises CT 501. Peut être le plus courant.

Le deuxième coffret dont la diffusion fut effective, le train de marchandises CT 501. Les wagons évoquent fortement le matériel HOrnby-acHO contemporain.

Jouef, démarre avec le Transsaharien H0

Vieux rêve colonial Français, le Transsaharien est envisagé dès 1879 par le ministre des Travaux publics Freycinet. En 1928 est lancée l’étude détaillée d’une ligne Méditerranée-Niger. C’est l’époque coloniale en Algérie et l’ambition finale est de relier l’Afrique du Nord à l’Afrique occidentale Française en trois étapes. Le premier tronçon à travers le Sahara est prévu jusqu’à Gao au Mali. Le second doit longer le Niger jusque Bamako (en passant par Tombouctou). Le dernier traverserait le Sénégal jusque Dakar. Ainsi les deux importants ports de « l’Empire Français », Alger et Dakar, seraient reliés par pas moins de 3650 km de rails. Le tronçon Nord-Africain traversant le Sahara, sera mis en chantier en 1941, en pleine guerre. La ligne devait rejoindre Niamey soit 2400 km depuis Colomb-Béchar. Comme il s’agit de traverser le désert (la traction vapeur nécessite de l’eau), ce sont des locomotives diesel de 1500 cv à qui il est prévu de confier la traction de convois de marchandises lourds. Pour les voyageurs, sont prévus des autorails. Une première section de Bou-Arfa à Colomb-Béchar et Kenadza est ouverte en 1942, soit 164 km. Le débarquement allié en Afrique du Nord met fin une première fois aux travaux. A la fin des hostilités, le chantier reprend à une cadence très réduite. Le projet semble relancé, et puis plus rien, pour cause de guerre d’Algérie. L’indépendance, en 1962, enterre définitivement le projet gaulois. Le gouvernement algérien le reprend à son compte en 1965 et conclut un contrat avec la Canadien Pacific. Mais la crise économique y met fin à nouveau. Il reste du Méditerranée-Niger quelques stations désaffectées et des rails recouverts de sable.


Doc Notre Métier de mai 1949, spécial Afrique du Nord, évoque sur sa carte la liaison en construction avec le Niger.

A sa fondation en 1944, la vocation de la firme « Le Jouet Français » créée par Georges Huard est le jouet en fer blanc de bazar. C’est dans cette lignée qu’est apparu ce premier coffret de train pour Noël 1949. De facture naïve et colorée, l’autorail est bien dans l’esprit de l’époque. La gravure du couvercle est magnifique avec une famille de bédouins saluant le passage du train et les chameaux en arrière-plan. A l’intérieur du coffret figure une carte dessinée dans un esprit qui apparaît fort colonialiste de nos jours. On y voit l’autorail entre Alger et Dakar traversant l’Afrique du Nord. Cet autorail à deux essieux possède une caisse en tôle lithographiée très joliment décorée. La plaque d’itinéraire est explicite ; Alger-Tombouctou. Les passagers sont représentés aux fenêtres en djellaba. Le premier mode de propulsion est un moteur à élastique.


Il sera remplacé par un mécanisme à ressort sur une seconde version. Un levier frein est présent sur la toiture. Un système d’inversion de sens est actionné par une butée située sur l’avant lorsque l’autorail rencontre un heurtoir. L’inversion peut aussi se faire grâce à un rail spécial possédant un levier. Autant dire que le changement de sens est brusque et peu réaliste ! Mais c’est une première forme de télécommande.


L’autorail Jouef traverse un oued aux portes du Sahara algérien. On peut toujours rêver avec cette mise en scène modélistique de ce jouet.

La gravure du couvercle est magnifique avec une famille de bédouins saluant le passage du train et les chameaux en arrière-plan. Une image idéalisée du colonialisme de la France de cette époque.

l’intérieur du couvercle du coffret, la carte Alger à Dakar avec un mauvais présage, deux fellaghas armés pointent leur fusil sur l’autorail ! A l’avant, de l’autorail, la barre de commande du changement de sens de marche.


La Diabolic vient renforcer l’offre des trains mécaniques


Jouef adopte la matière plastique avec sa locomotive à vapeur « Diabolic ». On peut dire maintenant que cette matière, qui fera les heures de gloire de la marque, deviendra-t-elle aussi, diabolique.

En 1952 apparait une nouvelle locomotive à vapeur mécanique, « la Diabolic ». C’est une locomotive de type carénée vaguement inspirée des modèles d’avant-guerre. Rebaptisé « Pacific Présidentielle » en 1955, elle est dotée d’un ingénieux système d’inversion de marche. Doté d’un tender, la révolution est dans l’utilisation du plastique noir pour la carrosserie. Ce matériau sera définitivement adopté par Jouef et sera la base de sa croissance. La petite vapeur se retrouve dans les coffrets « Paris-Rome » accompagné dans un premier temps de voitures à deux essieux en tôle lithographiée. La voiture de première classe est rouge, tandis que la seconde classe est verte. Viendront ensuite les voitures à bogies toujours en tôle lithographiée, un pullman et des voitures vertes de 1ière et 2ième classe. En 1952 apparait une série de wagons marchandise à deux essieux, un plat, un tombereau, une citerne et un couvert.


La vapeur « Diabolic » servira de base aux différents coffrets de trains mécaniques de Jouef.

L’offre du milieu des années 50 tourne autour des trains à vapeur et des locomotives carénées. Il y en a pour toutes les bourses des échelles H0 au 0. C’est la mode du streamline venu des Etats-Unis.

La silhouette profilée de la « Diabolic » sert à illustrer les catalogues (à gauche) comme les coffrets (à droite)

L’un des premier coffret Jouef doté de la vapeur « Diabolic ». Les vagons à voyageurs sont encore à deux essieux en tôle, alors que la machine adopte le plastique. Le ballast des rails, de couleur sable, est un héritage du Transsaharien.

En 1955 Jouef passe à l’électricité et les coffrets suivent


Nombreux sont les coffrets mécaniques que Jouef a commercialisé pour s’imposer sur le marché. Il se caractérisent tous par leurs prix modiques qui fait le succès de la marque. Petit à petit, avec ces trains mécaniques, Jouef prend goût aux trains miniatures pour être tenté en 1955 par les premiers trains électriques. La firme en fera son cheval de bataille, délaissant les autres jouets. Ses trains auront un succès grandissant grâce à leurs prix toujours attractifs.Des variantes sont commercialisés par des grands magasins. Une constante cependant subsiste à travers le temps ; les dénominations par type de coffret. On retrouve à travers les âges des noms évocateurs comme Electric Trafic, Sud Express, Orient Express, Diesel Triage, Double Trafic, Paris-Rome, etc. Nous allons détailler ici quelques-uns de ces coffrets

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Deux offres de trains électrique possibles en 1955. Le gros train à l’échelle 0 de Hornby, tout en tôle, ou le trains Sud Express de jouef à l’échelle H0. Le coffret Jouef est plus racoleur que celui de Hornby, à l’intérieur on n’y retrouve pas forcément la qualité de la lourde motrice en tôle épaisse de chez Meccano. L’ère du plastique est née, pour le meilleur et pour le pire.

Couverture arrière du catalogue Jouef 1955 qui fait l’allégorie des noms de coffrets de la marque.


Le sud express est le point de départ


C’est avec le Sud Express que débute l’ère de l’électricité en 1954. Ce coffret propose la BB 9003 et deux voitures inox courtes de première génération. La voie est du premier type, à ballast. Un transformateur est inclus. La boite est magnifiquement illustrée d’une superbe gravure en contre plongée signée René Letourneur. La BB sera rebaptisée 9004 après le record de mars 1955. Le coffret est splendide, mais l’on reste sur sa faim en ouvrant la boite. Heureusement, le prix et le bon fonctionnement du moteur saucisson 6V sont là pour vous consoler. Avec l’arrivée de la BB 9200, le coffret va évoluer. Il est doté des voitures inox longue s et de la nouvelle voie New Rail. Il partage sa gravure de couvercle avec l’orient express, avec comme particularité, le trajet du Sud-Express qui est illustré à l’intérieur. Il est baptisé « le train le plus rapide du monde »

Sur la couverture de Vie du Rail de décembre 1960, ce Père Noël offre un coffret Sud Express tout juste déballé.

Deux versions du Sud Express, « le train le plus rapide du monde » d’après Jouef.

La petite 030T pour l’électrique trafic


La vapeur 020 T apparaît en version mécanique en 1955, puis en version électrique en 1956. C’est un monument de popularité dans le monde du jouet, un modèle emblématique de la France des trente glorieuses. C’était une représentation simpliste de la populaire locomotive à vapeur, qui reste très attachante de nos jours. Elle garnit un coffret appelé « Electrique Trafic » comprenant un wagon tombereau et une citerne à bogies de la série « Diamond ». Comme tous les coffrets Jouef de cette époque, il est vendu avec son transformateur. Ce coffret évoluera en 1963, perdant celui-ci pour plus d’économie et adoptant des wagons à deux essieux de la nouvelle série lancée cette année-là.


La petite vapeur 020T sera déclinée en d’innombrables versions au cours de l’existence de Jouef de 1955 à 2000 servant de base aux coffrets de départ.


Le cas du train bleu de Jouef


Cet étrange coffret hors catalogue apparaît pour Noël 1963. Il est tout bleu, avec le nom en lettres d’or sur le couvercle. Equipé de voie New Rail déjà passé du laiton à l’acier, la rame est composée de deux voitures lits CIWL type Y continental, d’une voiture restaurant et de la BB 9200. C’est la version à moteur Saucisson M 40 montée en position centrale et entraînant les 8 roues motrices. Elle possède les premiers types de pantographes extensibles de Jouef. Vendu 52 francs en 1963, il était nettement moins cher que ses concurrents HOrnby-acHO l’Européen (76 F) ou l’aquillon (139F). Jouef propose un autre coffret « Train bleu » en 1974, cette fois tracté par la 2D2 9100.

Tout de bleu vêtu, le train bleu est une curiosité chez Jouef.

La Pacific 231C pour tracter les trains célèbres.


Pacific 231C Jouef apparait en 1960 (Voir LR N°810). Elle devient la vedette du coffret Orient-Express comprenant deux voitures type Forestier en version première classe. Cette boîte constitue le haut de gamme Jouef. A l’intérieur, le trajet de l’Orient-Express est décrit avec des petites illustrations symbolisant les villes traversées. Deux ans plus tard apparaît dans le paysage une série de voitures CIWL qui va marquer un tournant dans l’histoire de la marque. La voiture CIWL type F du célèbre train Nigth Ferry Paris-Londres fait partie des modèles reproduits (Voir LR N°830). Jouef a passé un accord commercial en 1961 avec l a firme anglaise Playcraft Railways. L’objectif est de lui fournir des trains électriques vendus sous cette marque en Angleterre. C’est ainsi que naîtra un magnifique coffret Night Ferry disponible uniquement dans ce pays. Il comporte la Pacific 231C et trois voitures lits type F. La gravure du couvercle montre la Pacific crachant le feu en tractant ses voitures lits entre les deux capitales. C’est à mon sens, le plus beau coffret fabriqué par Jouef à cette époque. Dommage qu’il n’ait pas été diffusé en France !


La 231C tracte le Night Ferry de Playcraft en Angleterre et l’orient express de Jouef en France.


L’offre Jouef s’élargie durant les années 60


Jouef a bien compris que le lien commercial entre un amateur et une marque débute par l’attractivité du coffret de départ. A partir de 1965 un choix encore plus vaste est offert. En plus des intitulés connus, des appellations et des compositions plus régionales apparaissent comme « Thionville Trafic », « Calais-Bâle », ou « Alpenrose ». Fini les gravures de René Letourneur, on passe à une photo commune à tous les coffrets. Les intérieurs cartonnés jaunes sont remplacés par des inserts en plastique thermoformés. Les coffrets suivent l’actualité de la SNCF avec des locomotives modernes la CC 40100 accompagnée des voitures TEE. Ce sont à présent de véritables modèles réduits.


En 1965, l’offre se diversifie dans des coffrets standardisés avec inserts thermoformés


Jouef colle à l’actualité de la SNCF avec ce coffret TEE de 1965.


L’offre du catalogue 1967. Le E ajouté derrière la référence signifie « avec éclairage »

La Pacific 231 reste en tête de l’Orient Express mais adopte une nouvelle livrée « Chocolat ».

L’offre de Jouef se régionalise avec la brève apparition en 1965 du coffret « Thionville Trafic » évoquant le transport de minerais autour des vallées sidérurgiques suite à l’électrification Valencienne-Thionville.

Pour sa gamme H0e, Jouef propose des coffrets attrayants dont l’original « Far-West ».

Un coffret haut en couleur, le Capitole proposé à partir de 1968. La CC 7100 a cependant perdu de son panache en 1970 et se retrouve à la tête d’un train de marchandise « Trafic Express ». Elle illustre pourtant un beau coffret mécanique « Paris Rome ».

Tentative de coffret avec décor clé en main avec le « Panorama Express » offert à partir de 1972.


Un choix de coffrets qui s’élargit encore en 1974.


L’année 1974 est une grande année pour les coffrets. Sous l’impulsion de la nouvelle équipe de Jouef la gamme est complétée et leur packaging modernisé. C’est la fameuse série des coffrets à rayures, fenêtre et rivets de toutes les couleurs (assortie à la couleur du catalogue). L’objectif est bien d’attirer l’œil dans les grandes surfaces, nouvelle cible de la marque. Ce type de distribution prend progressivement la main sur les classiques magasins de jouets qui petit à petit vont disparaitre. Les anciens coffrets classiques sont conservés sous leur nouvelle présentation. Des nouveaux coffrets sont présentés : « Le Train bleu » ou des coffrets dotés de 3 aiguillages et d’éléments de pont classés « Prestige ». On tout on dénombre en 1974 : 4 coffrets mécaniques, 14 coffrets simples, 1 traditionnel « double express », 2 super 8 avec transformateur et pont, 4 coffrets avec transformateurs et aiguillages, 2 coffrets avec décor « transpanorama » et 2 coffrets « prestiges ». Ainsi donc ce n’est pas moins de 29 offres que propose Jouef, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Ceci montre l’importance que la marque accord à la recherche d’une clientèle renouvelée.

Le catalogue 1974 se caractérise par ses motifs de bandes rivetées colorées que l’on retrouve sur les nouveaux coffrets. Dans ce catalogue, les nouveautés sont riches et pleines d’optimisme. Il propose un choix de pas moins de 29 types de coffrets.

Une des 14 pages du catalogue 1976 consacrées aux coffrets. Les packagings rayés et à rivets et de toutes les couleurs marquent le nouveau look accrocheur des coffrets.

Le haut de gamme n’est pas oublié. En 1976 un coffret valise est présenté. Il contient une rame voyageur tractée par la CC 6500 et une rame marchandise tirée par une 141 R. Tout y est inclus, 3 aiguillages électromagnétiques, le transformateur. La valise est du plus bel effet, en imitation (carton) de peau de crocodile. Qui dit mieux !

Un double train dans une valise en carton, façon « peau de crocodile ». Le très haut de gamme des coffrets Jouef.

Les coffrets « Prestiges » Marchandises et l’aquitaine sont des nouveautés 1974. Ils comportent 3 aiguillages électriques, des éléments de pont pour un passage supérieur, 4 rails flexibles d’un mètre, un transformateur 1 ampère et une potence lumineuse. De quoi bien démarrer dans le modélisme ferroviaire.


Des alimentations à tous les prix chez Jouef


Le principe pour alimenter deux trains est la sous station (ici en version 6V).

Les transformateurs d’alimentation électrique représentent une part importante du prix des coffrets. A partir de 1964, les coffrets Jouef sont vendus sans transformateur pour un meilleur prix d’appel. A l’intérieur, imprimées sur le couvercle, on retrouve toutes les instructions sur les différents choix d’alimentation. Pas moins de 5 possibilités sont offertes. Les piles directement posées sur le rail le rail spécial d’alimentation 470/A, permettant l’inversion du sens de marche. Le contacteur inverseur à pile. Le transformateur économique « Prima-transfo » 9V avec réglage sommaire de vitesse. Le transformateur « Disjoncta » classique 12V avec son petit bouton de ré-enclenchement en cas de court-circuit. Et finalement la sous-station, qui peut être branchée sur un disjoncta ou sur un transformateur de circuit routier. C’est ce qui s’appelle l’embarras du choix.

Le Prima Transfo 9V, l’alimentation super économique de Jouef pour ses coffrets. L’inversion du sens de marche se fait en déplaçant les contacts sur les plots d’un rail spécial à 3 bornes.

En 6V à gauche ou en 12V à droite, les possibilités d’alimentation sont multiples. A gauche un rare coffret Electric Trafic alimenté par un rustique « Prima Transfo » (visible au premier plan avec son rail d’alimentation à 3 bornes. Les boitiers à piles complètent l’offre pour les très petits budgets.


Austérité et qualité pour les coffrets de JEP


Dès le lancement de l’écartement 16 mm en 1948, JEP propose ses coffrets sur la base de sa 232 R accompagnés des fameuses voitures saucisson. Avec la 2D2 9100, un train similaire est proposé. Cela constitue des ensembles hauts de gamme. Avec l’apparition de la vapeur 030TX et du locotracteur 030DA en 1955, JEP peut enfin viser des prix d’appel. Il était peut-être déjà trop tard.

Le coffret initial comprenant la 232R est doté d’un transformateur (c’est encore une alimentation en courant alternatif). Il est à double étage, comme les coffrets haut de gamme de Märklin.

Le catalogue 1955 et l’offre de coffrets de départ de JEP en H0.

Le coffret comprenant la 2D29100 est maintenant doté de moteur AP5 à courant continu. La voie est à traverse plastique. Les boites de cette époque sont plutôt austères, utilisant des étiquettes destinées aux trains à l’échelle 0.

Les petites locomotives 030DA et 030TX, JEP permettent d’offrir des coffrets modestes.

Le coffret le plus luxueux de JEP en H0 avec la CC 060DB et les voitures CIWL fabriquées par l’artisan Rateau qui sont intégrées à la gamme JEP.

Le catalogue 1961 illustre le train des débuts du JEP HO en 1949 avec la 232 R et le plus luxueux de la fin avec la CC 060DB.

La série 61 (Apparue en 1961) permet de proposer des trains très économiques.

Avec la série 61, les coffrets utilisant la BB 16500 sont enfin dotés d’un packaging attractif. Cependant, le contenu l’est beaucoup moins. Le ramage ne vaut pas le plumage. Les voitures DEV acier des coffrets (au premier plan) sont cependant à l’échelle et serviront de base aux modélistes.


HOrnby-acHO séduit par ses coffrets


Le train « Le Picard » dans un coffret vert de première génération à gauche et dans un coffret bleu illustré à partir de 1964.


Chez Hornby en 1960, il est urgent de démarrer une gamme H0 pour faire face à l’érosion des ventes du 0. Le retour est gagnant. Les deux premiers coffrets ; le Picard avec la 131TB et l’Aquilon avec la BB 16000 font l’unanimité pour Noël 1960. Ils sont verts à l’extérieur et dégagent une indéniable impression de qualité. Pour Noël 1961 apparaissent le Vendéen avec la 060DB et le train de banlieue avec la 131TB. Il aura un succès limité qui en fait sa rareté de nos jours. En 1964 apparaissent les nouvelles boîtes à dominante bleue bordées de rouge. Ce packaging devient les couleurs de la marque.

Quelle époque ! Michèle Morgan et Jean-Louis Trintignan lors du tournage en 1964 du film de Jacques Robin « Les Pas perdus » à la gare St-Lazare. Vous ne rêvez pas, elle tient dans ses bras un coffret HOrnby-acHO (Photo La Vie du Rail)

Coffrets l’Aquilon vert de première génération et Le Picard bleu à partir de 1964. Autre spécialité ; les colis de réseaux.


En 1961 sortent les voitures de banlieue type Est. C’est l’époque ou la gare de la Bastille à Paris est encore desservie par la vapeur, et notamment les 131 puis les 141TB. L’occasion est rêvée pour Meccano d’évoquer ce type de trains familiers des banlieusards. Un coffret sort donc en 1961 avec une voiture 1ière et 2ième classe. Ce coffret, sans doute trop démodé à l’aube des débuts du RER, n’aura pas un grand succès Il sera le premier de la série des 4 du début à disparaitre en 1964. C’est aussi ce qui explique qu’il est moins courant.


Le coffret « train de banlieue » devant la page des trains complets illustrée dans le catalogue 1964 qui m’a fait beaucoup rêver dans ma jeunesse.

La page centrale en couleur du catalogue MECCANO 1961/62 avec les quatre coffrets du début.

L’offre des coffrets illustrés en perspective sur le catalogue 1963.


Les colis de réseaux et boites complémentaires


Une particularité de HOrnby-acHO est de livrer des colis complémentaires de réseau. Il y en a 4 au catalogue 1964 dont le N°10 qui ne comprend pas moins de 7 aiguillages. Ils coûtent la bagatelle de 149 F soit l’équivalent de 190 de nos euros actuels. Ces colis resteront une tradition jusqu’en 1974.


Les colis de réseau HOrnby-acHO, pour compléter les coffrets.


Un prix d’appel pour tenter de contrer Jouef


Poussé par la concurrence de Jouef qui casse les prix, Meccano présente des trains dits « à prix chocs » pour l’hiver 1963. Un coffret voyageurs l’Européen et un coffret marchandise l’ile de France, livrables, soit avec un transformateur économique soit avec un boitier à pile de couleur jaune cette fois. Ces coffrets sont composés autour de la nouvelle BB 8100 dans sa version économique, sans peinture ni éclairage. Le prix de départ de 45 francs équivaut à une soixantaine de nos euros actuels.


Le coffret à prix choc autour de la BB 8100 en version simplifiée proposé à partir du catalogue 1963.


Exotisme des coffrets Tri-ang du catalogue HOrnby-acHO


A partir de 1964, des modèles d’importation Triang sont inclus au catalogue. Ils sont à l’échelle 00, soit au 1/77e et, de ce fait, ils paraissent massifs. Il y a maintenant des trains qui évoquent le passé, comme le Western Davy Crockett, le convoi Victorien, la Rocket de Stephenson. On trouve aussi des modèles anglais purs comme la rame Pullman bleu ou la vapeur Britannia. Il y des pièces d’inspiration plus lointaine comme la rame transcontinentale australienne (vendus comme américains). De nombreux modèles militaires apparaissent : lance-fusées, wagon explosif, porte-hélicoptère et le train militaire complet. Ils sont fonctionnels et l’on peut imaginer les ravages faits dans les décors par des impacts de fusées ou des atterrissages d’hélicoptères désemparés. /p>

Le train Transcontinental, un beau coffret avec une rame de quatre voitures.


Deux trains Transcontinentaux se croisent dans la campagne australienne.

L’offre des coffrets de trains anciens dans le catalogue HOrnby-acHO 1965 d’origine Tri-ang. Certains possèdent un dispositif fumigène, un luxe pour l’époque.

La Rocket de Stephenson est construite en 1829 pour participer au fameux concours de Rainhill en Angleterre, sur la ligne de Liverpool à Manchester. Ses caractéristiques sont novatrices pour l’époque, essentiellement sur deux points. Il y avait la chaudière tubulaire (déjà esquissée par Marc Seguin) qui favorise la vaporisation en faisant passer les fumées dans des tubes avant d’arriver à la cheminée. Seconde innovation, l’échappement de la vapeur des cylindres se fait dans la cheminée, ce qui a pour effet d’activer le tirage et de favoriser la combustion dans le foyer. Fort de ces progrès, qui seront par la suite repris sur toutes les machines à vapeur, elle pouvait remorquer une petite voiture à 48 km/h en pointe, ce qui lui valut le surnom de Rocket (fusée). Ayant remporté le concours de Raihill, elle sera choisie comme locomotive pour assurer la traction entre Liverpool et Manchester.

La « Rocket » de Stephenson est annoncée comme nouveauté dans le catalogue Anglais Tri-ang de 1963.

La rame qui a remporté le concours de Rainhill en Angleterre correctement reproduite en 00.

Le « cheval de fer » cohabite avec les Indiens pour un temps. Le train western de Tri-ang s’arrête pour faire de l’eau.

La locomotive Western Davy Crockett faisait rêver plus d’un gamin. Le petit flacon d’huile pour le dispositif fumigène est scotché dans le coffret.

Dans le catalogue 1966 figurent le wagon explosif et le train militaire, de quoi semer la guerre dans le monde pacifique des réseaux ferroviaires.


Nouvelle série de coffrets HOrnby-acHO en 1969


A partir de 1969, nouvelle réaction face à l’irrésistible ascension de Jouef. L’offre de coffret est totalement revue, ils sont relookés et recomposés. L’on voit apparaître deux trains de marchandises, le Trans express avec la BB 12000 et l’Europ marchandise avec la BB 8100. Il y a aussi deux coffrets voyageurs avec la flèche d’or tracté par une BB 16000 et le Mistral avec la nouvelle CC 7100. Un coffret très haut de gamme apparait avec le Rivéria Express tracté par la CC 7100, mais cette fois avec une rame de 5 voitures. Ce sont d’abord des CIWL et inox DEV dans une première version, des voitures TEE, le tout avec transformateur et aiguillages.


Le coffret « Flèche d’Or » commercialisé de 1969 à 1972 est composé de la BB 1600, des voitures Pullman et restaurant CIWL.

L’emblème du célèbre train est apposé à l’intérieur du coffret et un assortiment d’autocollants permet de personnaliser à la fois l’avant de la locomotive avec un blason Flèche d’or et les wagons avec des plaques d’itinéraires.



Un choix de coffrets étendu chez Gégé


GéGé, en tant que fabricant de jouets majeur en France, veut à la fin des années 50 récupérer une part du gâteau commercial que représentent les trains miniatures. C’est un marché en forte croissance à cette époque. Les premiers trains GéGé sont présentés à la foire de Paris de mai 1959. Au moment de lancer sa gamme de trains miniatures, GéGé a déjà son réseau commercial puissamment orienté vers les grands magasins comme la Samaritaine ou le Printemps, en plus des magasins de jouets traditionnels. La cible sera donc délibérément des modèles de type « jouet ». Avec ses quelques modèles, GéGé surfe sur la vague des trains modernes et propose de nombreux coffrets de départ avec des noms évocateurs ; Le Mistral, L’Aquilon ou le Provence Express.


Le coffret Mistral des débuts de Gégé en 1960 ; notez la belle gravure du couvercle, illustrant le train longeant une mer que l’on suppose être la Méditerranée. La brochure affiche un record à 331km/h, mais ce n’est pas pour la BB 9200 du Mistral.

GéGé restera toujours le spécialiste du jouet, et les trains miniatures ne font que compléter sa très vaste panoplie d’offres : poupées, dînettes, voitures téléguidées au 1/18ième ou miniatures au 1/43ième, circuits routiers électriques, coffrets de découverte scientifique, motos électriques, jeux de construction en bois, sans oublier les merveilleuses reproductions des sulkys et de leurs chevaux avec le coffret « Grand Prix de Vincennes ». Bien insérer le train miniature dans ces catalogues suppose offrir une vaste gamme de coffrets de départ. Sur ce point GéGé va exceller, cela part du coffret minimum avec un cercle de rails, pour aller jusqu’à des coffrets plus étoffés comme le Mistral, le Capitole, l’Etendard, l’Etoile du Nord, Paris-Biarritz, etc.


Les coffrets possèdent souvent un petit plus avec un aiguillage et un heurtoir, choses que l’on retrouve rarement chez la concurrence. GéGé veut ainsi développer le goût du jeu dès le début. Et à chaque fois, une petite phrase « reproduction fidèle SNCF » rappelle au client que son train est inspiré (avec plus ou moins de bonheur) de la réalité.


Un coffret avec les nouvelles voitures TEE Mistral 69, tracté encore par la vieille BB 9240. Il comprend les 3 types de voitures.

La gamme des coffrets intermédiaires du milieu des années 60 ; ici l’Etendard. De même couleur que le Capitole, loco et voitures sont dépourvues des plaques du célèbre train.

Une spécialité de GéGé pour ses ensembles de haut de gamme reste le coffret bois. Fait de contreplaqué façon hêtre verni, il est constitué de deux volets repliables montés sur charnières. Des loquets permettent le verrouillage pour le transport et une poignée permet de le transformer en valise. Ainsi il est possible de se rendre chez les copains le jeudi pour jouer avec son train GéGé. On retrouve ce mode de conditionnement luxueux pour la version la plus élaborée du Mistral et aussi pour le Double Trafic. Comme Jouef, GéGé développe ce type de coffret avec deux trains, sur deux circuits séparés électriquement.


Que contient ce beau coffret en bois, doté d’une poignée, façon valise ?

A l’ouverture, surprise ! c’est un coffret « double trafic » avec un train de voyageurs et un train de marchandises. Ces coffrets avec deux trains sont une spécialité partagée avec Jouef. Le transformateur est doublé d’une « Sous station » pour commander deux trains sur deux circuits séparés électriquement.

Sous le sapin de Noël, le coffret Gégé est un beau cadeau à la fin des années 60.


Une exclusivité Gégé, la commande par sifflet.


Comme dans les autres domaines, l’électronique fait timidement ses premiers pas dans le monde du train miniature durant les années 60, mais pas les derniers. Le pionnier, c’est bien sûr Jouef, avec sa télécommande. Lego pour sa part se lance dans le train à construire en briques et fonctionnant à pile à partir de 1966. Avec ce système, pas de commande à distance du train possible. Pour compenser ce handicap, Lego lance en 1968 le train commandé à distance au coup de sifflet : une version ludique de la télécommande. Et ce progrès est permis grâce à un système de captage du son et de filtre sur la fréquence. Toujours à la recherche de motifs de jeu, GéGé va emboîter le pas en équipant certains coffrets d’un système similaire baptisé « train électronique ». A la différence de Lego, qui loge le bloc électronique sur le tender de sa locomotive vapeur, GéGé crée un bloc électronique qui s’insère entre l’alimentation et la voie. Les coffrets sont livrés avec un magnifique sifflet de chef de gare. On dit que c’est celui de Montbrison qui a servi de modèle pour illustrer sur les brochures ce nouveau dispositif. Il perdure, notamment avec la toute nouvelle CC 6500, jusqu’à fin.

Le chef de gare de Montbrison sert d’emblème à la commande électronique des trains au sifflet.

Les derniers atouts des trains GéGé au début des années 70 : la CC 6500 et la commande électronique.


Egger-Bahn nous incite à débuter en H0e avec ses coffrets


Au printemps 1963, à la foire de Nuremberg, est présenté le minuscule train de chantier EGGER-Bahn en H0e, avec son minuscule locotracteur équipé d’un moteur Nanoperm 9v Marx-Luder. Comme le train constitue dans un premier temps un complément au trains H0, il faut séduire et lancer la marque avec un choix important de coffrets. Ils sont censés tenter les amateurs et leur faire franchir le premiers pas pour entrer dans le monde des trains à voies étroites.


Autour du locotracteur, la gamme initiale des wagonnets et le premier type de coffret de 1963.


L’offre des coffrets de départ évolue avec une nouvelle présentation en boite bleue à fenêtre transparente et structure interne en polystyrène. Elles sont illustrées par un père et son fils émerveillés par le petit train Egger-Bahn. Il a bien de la chance ce fils, moi j’ai essayé plusieurs fois de convaincre mon père de m 'en acheter un, sans succès. Il a préféré le Decauville VE de Jouef. Le produit d’appel est le train industriel comprenant la petite Gmeinder avec un boitier d’alimentation par pile, (vendu 39,90 DM prix affiché sur le catalogue allemand). On monte en gamme avec le train de chantier (43 DM), le train voyageurs (49,85 DM), avec un sommet de gamme pour l’Ardent Elias ((53DM). Ces trois derniers trains ne possèdent pas d’alimentation.

Un choix de quatre coffrets est proposé, ici illustré dans le catalogue 1965.

Les nouveaux coffrets bleus, à partir de 1965. Ici le train industriel qui dispose d’une alimentation à pile.

Le train de voyageur pour ligne secondaire tracté par la l’irrésistible petite vapeur 020T du constructeur Allemand Orenstein & Koppel.


En 1965, l’un des trois frères Egger cède ses parts à un nouvel entrant dans le capital de la société, Waldfried Barthel. Celui-ci est propriétaire de la société de production cinématographique Constantin Film. C’est l’époque où l’acteur français Pierre Brice joue dans le western « Winnetou », tiré du roman de Karl May, produit par Constantin. Inspiré par cette série qui a un énorme succès outre-Rhin, Egger-Bahn baptise sa locomotive type western « Winnetou ». Le fond de décor de sa boîte cristal représente les acteurs du film. La machine dispose d’un tender chargé de bois qui porte la fameuse inscription « Union Pacific » en lettres dorées si caractéristique.


Le train Western Winnetou de Egger Bahn sorti en 1966 aura une longue descendance à la fois chez Jouef en France et chez MinitrainS aux USA.


Fleischmann et ses beaux ensembles aux échelles 0 et H0


L’existance du Fleischmann à l’échelle 0 a été brève, de 1949 à 1959. Ces trains se caractérisent par le choix du système 2 rails courant continu. Les rails sont montés sur des traverses en carton, donc ils sont ainsi isolés. Fleischmann reprendra en 1952 ces caractéristiques pour sa nouvelle gamme H0. A cette échelle Fleischmann devient le pionnier du système 2 rails courant continu. Et comme il se doit, c’est une gamme de coffret de départ qui est proposée. Le choix du système 2 rails à courant continu permet de sortir des trains bas de gamme très économiques, alimenté par pile comme Jouef le faisait en France. Face à Märklin et son complexe système alternatif à trois rails, la simplicité est l’atout maitre de Fleischmann pour le marché Allemand.

La locomotive électrique type 1B1 de la gamme Fleischmann 0 était censée représenter une 1D1 de la DB. Contrairement à tous ses concurrents, c’est un système à deux rails qui est adopté avec des roues isolées et des traverses en carton.

Un coffret de train Fleischmann à l’échelle 0 d’après-guerre. Contrairement à tous ses concurrents, c’est un système à deux rails qui est adopté avec des roues isolées et des traverses en carton.


La page du catalogue Fleischmann 1954 qui présente quelques-uns des coffrets de trains à l’échelle 0.

Mais le H0 sera bien plus économique que le 0. Dans le catalogue Fleischmann 1958 l’entrée de gamme se compose de trains mécaniques. Notez la locomotive carénée.

Un coffret voyageur électrique comprenant la locomotive carénée.

Dans le catalogue 1959 il est proposé des coffrets alimentés par batteries ou par des transformateurs très simples comme l’ensemble du bas. Le coffret est doté d’un rail avec levier permettant l’inversion du sens de la marche.


Dans les années 50, les agences de voyages affrètent des wagons ou des trains. C’est l’époque du « train + hôtel », où sont proposés des voyages tout compris. L’équivalent de ce qui est proposé de nos jours avec l’avion. En Allemagne, des tours opérateurs se développent à partir de réseaux commerciaux, de banques ou de regroupements d’agences de voyages. Des compagnies comme Touropa ou Scharnow-Reisen personnalisent leurs wagons. Les voyages partent du nord pour desservir les plages de France, d’Italie ou d’Espagne. Dans le monde du modèle réduit, Fleischmann propose dès 1959 une voiture aux couleurs de Touropa. La plaque d’itinéraire « Hambourg-Pesaro » nous fait rêver de voyages. Cette rame est proposée sous forme de coffret à partir de 1959.


La sirène des voyages vers la mer et les pays chauds figure bien au catalogue Fleischmann. Pour nous faire rêver à ces trains d’agences, le trajet du nord au sud est illustré.

Quelques-uns des trains complets du catalogue 1959 toujours présenté dans la même boite avec une magnifique gravure de couvercle. A noter qu’à l’intérieur chaque véhicule est emballé dans la même boite dotée de fenêtres que les modèles vendus individuellement.


Retour dans « le bon vieux temps » dès 1956, Fleischmann propose un coffret de train romantique, vu déjà une évocation du passé à une époque où la traction vapeur n’était pas encore morte. La couverture arrière du catalogue 1956 de Fleischmann met en valeur la rame romantique, un de ses plus beaux coffrets.


Le petit train romantique de Fleischmann affronte au passage à niveau la concurrence future de la route qui va bientôt l’écraser.

Dans le catalogue Fleischmann 1966, un magnifique réseau « plateau » fait face aux trains premier prix. Dès les premières pages, l’ambition et le rêve sont affichés, en partant de modestes coffrets. Nouveauté 1959 pour le locotracteur diesel et 1961 pour la locomotive vapeur à tender, ces deux machines sont spécialement conçues pour les coffrets de départ économiques.


Fleischmann c’est aussi des coffrets pour l’Amérique.


La page du catalogue Fleischmann 1958 qui annonce le chapitre des modèles américains sur pas moins de 10 pages. C’est dire l’importance de cette gamme destinée aux USA.


Le choix du système 2 rails courant continu est un avantage qui permet à Fleischmann d’envisager très tôt d’exporter vers les USA. Le pays de John Allen, patrie d’un modélisme en avance sur notre temps, bannie la présence d’un troisième rail. Dès 1954 sort le premier modèle Américain adapté de la Pacifique 01 allemande. Pour cette locomotive vapeur, le moule est modifié avec un avant spécifique doté d’un chasse buffles caractéristique. Le tender entièrement nouveau, en métal moulé. Pour expliquer cet interêt pour ce marché, il faut savoir que le Docteur Wolfram Bismark, directeur technique de la marque, est un grand amateur de chemin de fer du nouveau monde, est sans doute à l’origine de l’initiative. Il a créé de toutes pièces un remarquable réseau à l’écartement S (1/64ième) exposé au musée des Transports de Nuremberg.

Noël 59 ; Amours gloire et célébrité ; Gina Lollobrigida offre du Fleischmann américain à son fils. Au premier plan, le coffret Fleischmann fraichement déballé pour Noël.


Sur ce dépliant des années 60, il y a plus de trains américains que de rames allemandes.


Publicité, dans la revue Model Train d’avril 1958 « posed by Carrie Abbott » montrant les produits Faller et Vollmer avec toujours le coffret comme entrée en matière.


La panoplie des vapeurs US, dérivées de modèles Allemands. Au fond, le fameux coffret promus aux USA par Carrie Abbott.


Le beau coffret conçu pour le marché américain et dont l’illustration servira de couverture pour le catalogue 1957 au premier plan. Ce train dénommé « The Little Giant » pour le marché américain était vendu 24,95$ en 1959. Il a traversé deux fois l’atlantique pour terminer dans ma collection. Comme c’est la coutume chez Fleischmann, un seul type de coffret est utilisé avec des inserts en carton permettant de caler les emballages individuels composant chaque type de train.


Pour le prix d’un coffret et de quelques accessoires, on se retrouve aux Etats Unis. Une autre façon de voyager !


Les superbes lithographies des wagons américains que l’on retrouve dans les coffrets de rames marchandises vont en séduire plus d’un, dont l’auteur de cette rubrique.


Bataille des prix avec les coffrets « sentinels » US


La guerre des prix et la concurrence bat son plein sur le marché US en 1959, Fleischmann propose une nouvelle gamme de coffrets dénommée « sentinel série » par opposition aux « Super Train » à droite sur ce flyer. Les prix démarrent à 10$95 contre 24$95 pour la série classique. A noter que l’on pratique déjà les prix « à centimes pleins » pour paraitre moins élevés. Ce n’est pas 99 comme aujourd’hui, mais du 95.


Fleischmann était confronté à la concurrence italienne et japonaise sur le marché américain. Des tentatives sont menées pour casser les prix avec les coffrets de départ « sentinel series » offrant des matériels simplifiés (roues et bogies plastique, locos bas de gamme) à côté des « super trains sets » qui restent tout métal. Les prix démarrent à 10$95 contre 24$95 pour la série classique. En 1960, une nouvelle BB diesel type est conçue spécialement pour les coffrets sentinel. Fini les carrosseries et châssis en zamac, la tôle et le plastique les remplacent. Ce nouveau diesel type F9 coûte 8$95 contre 14$95 pour le classique diesel Alco. Pour différencier les coffrets suivant les Etats, les diesel F9 sont décorés aux couleurs de 4 compagnies différentes ; Burlington, Union-Pacific, New Haven et Santa Fe. Ainsi avec ces couleurs, les coffrets sentinel peuvent couvrir l’immense étendue du territoire américain. Mais cela ne suffira pas ! La marque revient sur l’Europe, et les coffrets US disparaissent.


Les coffrets « sentinel série » à gauche sont moins attrayant que les coffrets « super train sets ». Paradoxalement le train illustré sur le coffret « sentinel » fait partie du second type.


Sur le flyer 1960, inversion de tendance, 7 types de coffrets « sentinel » sont proposés (à droite) contre 4 de la série classique (à gauche). L’arrivée du nouveau diesel F9 conçu pour booster la série, y est pour quelque chose.


Fleischmann sous traite des coffrets pour Penn Line


En 1957, Fleischmann fournit en sous-traitance la marque Penn-Line établie à Boyertown dans l’état de Pennsylvanie. Une rame de voitures voyageurs de la compagnie Northen Pacific est fabriquée en exclusivité, jamais commercialisée en Europe (Fleischmann les avait décorés aux couleurs Pennsylvania RR en 1954 puis Union Pacific en 1957 pour ses coffrets). Les wagons de marchandises cependant ne se distinguent pas des versions Fleischmann. Pour le matériel de traction, Penn Line incluera dans sa gamme des diesels F7 d’origine Atlas et pas le modèle Fleischmann, sans doute encore trop onéreux.


Le coffret Penn Line avec la rame Southern Pacific composée de 4 types de voitures différentes, une exclusivité fabriquée par Fleischmann pour cette marque américaine à partir de 1955. Des modèles très rares en Europe.


Les premiers coffrets à l’échelle N au milieu des années 60


La marche vers la miniaturisation va se poursuivre. Les logements modernes de plus en plus exigus posent des problèmes de place pour les amateurs. Il y a déjà eu lieu le passage généralisé de la plupart des grands fabricants du 0 au H0. La firme Arnold, de Nuremberg, veut aller très loin et lance en 1960 une série appelée Rapido 200, fonctionnant sur une voie d’écartement 9mm. Elle est censée être à l’échelle du 1/200e soit deux fois plus réduite que l’écartement TT. Au départ ce petit train ultra miniaturisé a plus une vocation de gadget ou de jouet. La première locomotive, de type diesel V200, est largement surdimensionnée en hauteur et en largeur. Mais en 1961, Arnold reprend sa copie et adopte les caractéristiques de la future échelle N : 1/160e sur voie de 9 mm. Ce nouveau petit train révolutionnaire va prendre le nom commercial d’Arnold Rapido et va rapidement se développer. L’échelle N est intégrée en 1963 aux Normes Européennes de Modélisme (NEM) MOROP. La firme Arnold Rapido entraînera rapidement dans son sillage d’autres fabricants au milieu des années 60, comme Trix avec son Minitrix Electric, Lima ou Rivarossi. Mais les constructeurs français comme Jouef et HOrnby-acHO se montrent frileux et ne tenteront pas l’aventure.

Première apparition à l’échelle N en couverture de la revue Miniaturbahnen de novembre 1960. On reste encore sur le secteur du jeu ou du gadget, mais cela changera rapidement.


Au fond, un des premiers coffrets Arnold Rapido N avec la locomotive diesel V200. Le constructeur développe rapidement toute une gamme de modèles et d’accessoires pour cette nouvelle échelle.


Extrait du catalogue 1963 à la rubrique des coffrets. Le choix est déjà large, avec une vocation internationale, des modèles allemands, suisses et américains.

Pour démarrer en N il faut aussi un prix d’appel le plus bas possible. En 1964, un petit locotracteur façon boite à sel est créé pour fournir un train à moins de 30 DM.

Rapidement le concept s’exporte aux USA, comme le montre cette publicité dans la revue de référence du Nouveau Monde, Model Railroader de juin 1963. Le succès est sans doute favorisé par la présence sur le sol allemand de GI’s qui raffolent de gadgets faciles à transporter en avion lors du retour au pays.


En 1964, nouveau pas en avant : avec le « Minitrix electric » les modèles à l’échelle du 1/160ième. L’échelle N est née et TRIX en est une des marques pionnières, avec Arnold Rapido qui l’a inventée.


En 1964, Arnold Rapido est rejoint par le second constructeur qui se lance dans la production de matériel à l’échelle N, Minitrix électric.


Les premiers attelages sont à crochet. Rapidement, à partir de 1965, Minitrix adopte l’attelage Arnold Rapido. L’union fait la force, lorsqu’il s’agit de lancer une nouvelle échelle.


Le catalogue TRIX 1967 à la page des coffrets Minitrix à l’échelle N. Dans ce cas aussi l’Amérique est une cible avec une première offre.

Quelques années plus tard, en 1974, les choses ont évolué. Minitrix propose le premier coffret de matériel SNCF avec la BB 20000 et les voitures de banlieue Romilly. L’offre des rames DB s’est étoffée, complétée d’une rame Suisse. Le Rheingold est maintenant qualifié TEE et donc il adopte les couleurs ivoire et rouge. Mais la société à évolué et Minitrix propose une rame décorée « Pop ». L’électronique fait aussi son apparition avec le premier train télécommandé de Minitrix, système EMS permettant de piloter jusque 4 trains indépendamment.

Le western « Winnetou », tiré du roman de Karl May, qui a un important succès en Allemagne sert de base à ce coffret inspiré par cette série qui a un énorme succès outre-Rhin. Minitrix propose deux boites de base et un décor paysage permettant de constituer son réseau Western conforme à l’univers de Karl May. Les bâtiments et des tentes d’indiens sont en carton à construire et le fond de décor évoque l’Ouest Américain. Il y a même une édition exclusive du livre Karl May spécifiquement illustré.

L’échelle N facilitant les choses, Minitrix propose toute une gamme de réseaux préfabriqués avec des TOPORAMA (décor paysage enroulable) avec support et fond de décor adaptés. Tout pour accéder directement depuis le coffret de départ, à un réseau de belle finition.



Du plus petit au plus gros avec LGB


La société Lehmann est fondée en 1881 à Brandenburg par Ernst Paul Lehmann. Elle se spécialise dans les jouets animés en tôle. Dans les années 60, elle est connue pour ses téléphériques Rigi. Les fils de Johannes Richter, Eberhard et Wolfgang seront à l’origine d’une nouvelle révolution en 1968 : la naissance du Lehmann Garten Bahn (le train de jardin de Lehmann). L’idée est de rendre l’exploitation attrayante par la taille importante du matériel. Très rapidement, pour ne pas être exclusivement un train de jardin, le LGB mutera en Lehmann Gross Bahn (Le grand train Lehmann). C’est un train à voie étroite à l’échelle du 1/22ième et à une époque où le N effectue sa percée, le gigantisme du LGB est totalement à contre-courant. Le succès sera immédiat.

L’un des premiers catalogues du nouveau train à l’échelle G. Il titre en Allemand « Das war noch nie da » : « Cela n’a jamais existé. » Le LGB est bien un précurseur dans son genre.

LGB donne le ton : c’est un grand train pour les petits, qui peut être installé dans les jardins.


Pour permettre le grand saut dans l’échelle, Lehmann a toujours proposé ses coffrets à prix abordable : Une boîte de base avec loco, deux wagons, un cercle de voie, 4 figurines, un transformateur avec ses câbles, cela est proposé pour moins de 400 euros. De quoi être tenté de sauter le pas, pour les enfants ou pour les adultes. Et le bon fonctionnement est toujours au rendez-vous pour convaincre les acheteurs de poursuivre l’expérience. LGB offrira toujours une grande variété de coffrets, dont des modèles spéciaux pour différentes occasions : les 150 ans des chemins de fer en Allemagne, les 100 ans de la marque Lehmann, les 950 ans de la ville de Nuremberg, tous les prétextes sont bons. Pour compléter les coffrets, deux ensembles de voies complémentaires traversent le temps, le set à butoir avec un aiguillage et le set d’évitement en gare. Avec un coffret et ces deux ensembles, vous êtes parti dans le monde du LGB, du train de jardin et de l’échelle du IIm.

Un des premiers coffrets LGB dotés d’une illustration pleine de romantisme, avec les enfants qui s’émerveillent devant ce train à voie étroite.


Les coffrets dans le catalogue 1970. Les wagons de marchandises sont vierges de toute inscription, pour réduire le prix.


Le plaisir du premier montage d’un réseau LGB en plein salon saute les générations. Avec les coffrets de rails complémentaires c’est d’une facilité déconcertante.

Les coffrets de départ version 1978, par ordre décroissant de prix du haut vers le bas. Ils restent toujours abordables pour entrer facilement dans le monde des GRANDS trains.


Version années 2000 des coffrets dont rêvent tous les enfants (voire les parents), avec ses boîtes complémentaires de rails. De quoi constituer un beau réseau et entrer dans le monde LGB.


Et si l’on ajoute Bâtiments et décors, la chambre ou le salons vont nous faire rêver l’espace d’un WE à la création de beaux réseaux éphémères.


Avec le LGB on retrouve le plaisir de se pencher sur des grands trains posés à même le sol, chose que l’on avait oublié depuis la disparition des coffrets à l’échelle 0 au début des années 60.


Il y aura de nombreuses versions spéciales de coffrets de départ. Toutes les occasions sont bonnes, comme ici, en 1985, les 150 des chemins de fer allemands. Nous sommes sous le charme de Miss Franken, ambassadrice de sa région qui est aussi celle de la firme Lehmann, autour de Nuremberg.


Trix c’est un système à part


L’entreprise TRIX est fondée en 1838 par A. Fortner et T. Haffner. L’entreprise est rachetée en 1928 par Stéphan Bing. Elle présente à la foire de Leipzig, en mars 1935, les premiers trains électriques à l’échelle 00 TRIX Express. Ainsi, devançant de peu Märklin, qui diffusera ces modèles à partir de novembre 1935, TRIX peut se targuer d’être le premier fabricant allemand de cette échelle. En 1938, frappé par les lois antijuives, Stephan Bing est contraint de vendre son entreprise. Il émigre en Angleterre pour lancer le TRIX Twin Railways. Initialement, la voie TRIX dispose de 3 rails isolés montés sur un ballast en bakélite. La prise de courant s’effectue par des patins frottant sur les rails. Avec trois files isolées, il est possible de faire circuler deux locomotives avec des commandes indépendantes. Cet argument sera beaucoup utilisé comme un avantage sérieux. Les normes de roulement du système TRIX ainsi que son attelage sont des particularités qui rendent le matériel incompatible avec d’autres marques. A partir de 1964, les modèles destinés au système 2 rails seront directement commercialisés sous la dénomination « TRIX international Ce sera l’absorption par le géant Märklin en 1997. Actuellement, sous la marque TRIX sont diffusées toutes les versions système 2 rails du grand constructeur.

Un des premier catalogue TRIX Express. On le sait peu, mais cette marque a devancé Märklin de quelques mois pour proposer des modèles 00 circulant sur voie de 16,5mm.

La commande indépendante de deux trains (Trois avec la caténaire) est un argument de vente du TRIX Express.

La page des coffrets de départ du premier catalogue TRIX Express de 1935.

Fort du système exclusif de commande de deux trains indépendamment, des coffrets à rames doubles sont proposés.

Lorsque les coffrets de départ ne possèdent qu’une rame, comme ici, la perspective d’achat d’un second train est directement prévue dans l’emballage, de même que le deuxième régulateur de vitesse.


Un train premier prix proposé dans le catalogue TRIX 1960.


Un coffret un peu plus sophistiqué dans le catalogue 1961.


Dans le même catalogue, les trains plus luxueux.


En 1965, TRIX propose un grand coffret pour deux trains appelé Vater und Sohn (Père et fils). La particularité du système TRIX permet ainsi s’amuser en toute complicité en commandant chacun son train indépendamment. Le coffret ne coûtait pas moins de 265 DM et il ne sera que peu de temps disponible.


En 1962, un coffret Trix pour un ancêtre, la rame Adler


Le chemin de fer allemand Bayerische Ludwigsbahn cherche en vain une locomotive de construction nationale pour sa première ligne entre Nuremberg et Fürth. C’est en Angleterre qu’il va la trouver. L’Adler (aigle en allemand) était une locomotive à vapeur à deux cylindres livrée en 1835 par George Stephenson pour être assemblée en Allemagne. C’est à cette machine que revient l’honneur de l’inauguration de la ligne de 6km le 07 décembre 1835. C’est le tout premier chemin de fer du chemin de fer Allemand. La Deutsche Reichsbahn reconstruira cette locomotive pour célébrer le centenaire du rail en 1935. Mais elle sera victime d’un incendie en 2005 au musée du Transport de Nuremberg


Présentation de la nouvelle rame Adler en couverture dans le catalogue Trix 1962.


Trix sort en 1962 une reproduction de la rame initiale des chemins de fer allemands. Elle comprend la locomotive, son tender et trois wagons d’époque (avec déjà 3 classes). Les wagons forment une rame indéformable. La première voiture contient le moteur et la transmission. Les seconde et troisième voiture contribuent à la prise de courant. La rame est livrable en trois versions dans des petits coffrets joliment illustrés, mais ne comportant pas de rails : l’une pour le système Trix Express, la seconde en 2 rails, la dernière pour le 3 rails alternatif (système Märklin). Le train Adler disparaît du catalogue fin des années 60, pour réapparaître en 1979 dans l’offre de Trix.


Le train est livré dans un coffret joliment illustré, mais ne comportant pas de rails. Un bel écrin revêtu d’une feutrine grise protège la rame (au fond).


Toutes les marques ont leurs coffrets :


Des coffrets Rivarossi pour l’Italie et les USA


Un coffret de base dans le catalogue Rivarossi 1963 dénommé Primo Treno (premier train).

Une page des coffrets du catalogue Rivarossi 1963. Les modèles US apparaissent déjà en force. C’est l’époque où la firme italienne collabore avec l’Allemand TRIX, offrant ses modèles en version 2 rails. Le train de marchandise avec la locomotive de manœuvre verte et la rame Suisse sont d’origine Trix. Dans son catalogue TRIX proposera en échange des modèles Rivarossi adaptés à son système 3 rails.

Les grands trains américains sont proposés par Rivarossi comme ici, ceux proposés dans le catalogue 1975.


Des luxueux coffrets Liliput pour le H0e


Deux types de coffrets, au départ sous forme de blister comme la rame Waldenburgbahn à droite. Avec de la voie H0e Liliput, on passe à des coffrets dotés d’un ovale de voie comme le luxueux coffret « façon bois d’épicéa » de la rame du Zillertalbahn.

Sortie de sa boite, la rame du Zillertalbahn de Liliput assure la correspondance avec l’autorail autrichien de Fleischmann.


Des coffrets Pocher pour l’aventure des trains Western


Le catalogue Pocher de 1964 lance une série de locomotives et de wagons de l’époque de la conquête de l’Ouest américain et bien entendu des coffrets de départ. Ces modèles seront repris par Rivarossi plus tard.

La gravure du catalogue Pocher 1964 reproduit une belle scène de Far West.

Que l’on a très envie de reconstituer.


Des coffrets Lima à toutes les échelles et pour toute l’Europe.


Un beau coffret Lima du début des années 60. Le matériel est bas de gamme, mais tout l’art de charmer le client réside dans la présentation.


Une publicité pour les grands trains Lima à l’échelle 0 dans la revue RMF de janvier 1973.

Parmi les trains internationaux du catalogue 1963, le mistral est le premier proposé pour la France.


Des coffrets Roco qui ciblent les modélistes


L’offre des coffrets de départ Roco au début des années 80. Des modèles sérieux et détaillés de grande qualité permettant au modéliste de faire leurs premiers pas. L’appellation « Geschenkpackungen » soit Coffrets cadeaux indique ce à quoi ils sont destinés. Mais un cadeau pour les enfants ou pour le père ?


Des coffrets 0e Biller Bahn, Märklin Minex, Magic-Train


Dans les années 70, les trains complets Biller-Bahn sont dotés de locomotives fonctionnant sur pile. Notez la pelle livrée avec le coffret pour charger les wagonnets. Objectif, jouer !


Curieuse intrusion de Märklin dans le domaine de la voie étroite et de l’échelle 0 avec le Minex. L’échelle permet aux enfants de jouer avec de « gros » modèles tout en investissant dans de la voie pouvant être réutilisée par le futur modéliste H0. Mais le concept était-il trop en avance sur son temps. Seuls deux locomotives seront proposées dans ce programme qui durera de 1969 à 1972 seulement.


Deux coffrets seront proposés ; le diesel marchandise ci-dessus et la 030T avec wagons voyageurs. Les deux trains sont illustrés sur la boite commune (au fond).


Les deux types de locomotives Oe du Märklin Minex. La 030T Wurtembergeoise et le locotracteur de la firme Gmeinder.


A Nuremberg 1992, Fleischmann surprend tout le monde en annonçant la sortie d’un chemin de fer à voie étroite à l’échelle du 0 utilisant la voie H0 Profi-Gleis à ballast incorporé. C’est donc un train en 0e. Cette nouvelle gamme, baptisée Magic Train s’adresse en priorité aux jeunes. Comme pour le LGB, il faut séduire et susciter une intention d’achat par des coffrets qui fassent entrer l’acheteur dans l’écartement 0 et le système Magic Train. Un coffret dit « Happy Birthday » est une originalité de Fleischmann. Un marqueur et des stickers permettent une personnalisation du train avec des noms et des messages. Des photos peuvent être insérées aux fenêtres de la voiture voyageurs. Le wagon citerne a une fonction de tirelire afin d’économiser en vue des prochains achats.

Publicité en couverture arrière de la revue RMF pour le Magic Train nouveauté 1992. Ce sont des locomotives simplifiées qui sont proposées dans les coffrets avec des couleurs vives et avec des noms sympathiques comme Billy, Zilly. Les coffrets incluent un transformateur. Le packaging se veut moderne et accrocheur.


Une originalité du Magic Train, le coffret « joyeux anniversaire » personnalisable et doté d’un wagon citerne-tirelire.


Le Magic Train disparait en 2009. Fleischmann sera ensuite racheté par Roco et surprise pour Noël 2023, un coffret Oe ressort sous la marque Roco en utilisant les anciens moules.


Des rames dans des coffrets à thèmes (sans rails) :


Le transcontinental California Zephir de Märklin


La rame California Zephir de Märklin sort en 2000. L’assortiment de voitures voyageurs ayant la particularité d’avoir leurs caisses réalisées réellement en aluminium dans un profilé extrudé.


Le California Zephyr traverse des paysages vertigineux des montagnes rocheuses que l’on peut admirer depuis les Vista dôme (voitures panoramiques). La rame est équipée de l’éclairage intérieur.


L’orient express de Primex ou de Märklin Z


Primex était la gamme H0 à prix bas de Märklin pour les débutants. En 1988 apparait une version très simplifiée de l’Orient-Express dans un coffret Primex. Des wagons complémentaires seront disponibles. Ils sont en tôle lithographiée sur la base d’un modèle allemand sorti en 1964.


Les deux versions de coffrets l’Orient-Express à l’échelle Z de Märklin : celle de 1988 à droite et celle de 2007 au fond à gauche. Un coffret de 3 voitures LX complète la première rame en 1988, ainsi que la voiture salon-bar en boîte individuelle.


L’Orient-Express à l’échelle Z de Märklin, version 2007 en ligne, une fois sorti de son coffret.


Les trains suédois de Märklin en bois véritable.


A partir de 1987, Märklin propose dans sa gamme export des coffrets contenant des locomotives et voitures Suédoises revêtues de bois véritable.


Le coffret de la rame Edelweiss des années 30.


Le train de luxe Edelweiss reliait Amsterdam à Bale dans les années 30 avec du matériel CIWL. En 2024 Märklin propose un coffret joliment illustré de cette superbe rame destinée à être tractée par la 241 de la compagnie de l’Est.


Des coffrets TEE de toutes les nationalités


La rame TEE Holando-Suisse de Märklin, avec le coffret initial de 1965 à gauche, et lors de sa réédition en version digitale dans un coffret plus sobre en 2002.


Le TEE Holando-Suisse de Märklin assure le TEE Edelweiss et traverse les Vosges entre Sarrebourg et Saverne par un hiver froid de la fin des années 50.


Les rames du TEE français de Lima sont présentées dans de belles boîtes jaunes siglées. Le coffret à deux éléments VT 08, le premier TEE Allemand de TRIX aura une courte existence, de 1963 à 1969.


Le catalogue Lima du début des années 60 annonce le nouveau RGP (Rame Grand Parcours), le modeste TEE Français de première génération.

Entre Paris et le Nord de la France le trafic TEE des débuts avec une rame VT08 (TRIX) qui croise un RGP (Lima).


Lima commercialise en 1986 un coffret de la « Golden-série » de quatre éléments permettant d’évoquer les trains TEE Suisse Gottardo et Cisalpin.

Le Cisalpin version Märklin tout métal de 2007. Un autre très beau coffret de l’époque moderne.


Les premiers coffrets à l’échelle Z du Märklin Mini-Club en 1972


La grande nouveauté 1972 est la naissance de l’échelle Z. Voulant se démarquer, Märklin, la firme pionnière du H0, refuse de l’adopter l’échelle N, même si elle avait une série de prototypes prêts à être commercialisés dès 1968. Elle lance l’échelle du 1/220ième avec un écartement adopté de 6,5mm. Ce n’est plus une clientèle d’enfant, mais d’adultes qui est visée. Märklin espère que ce train sera adopté par les modélistes au titre d’un divertissement. Les publicités d’époque parlent de « chemin de fer auxiliaire ». L’effet cadeau est recherché, la clientèle féminine est aussi visée, les trains, miniaturisés à l’extrême s’apparentent à des bijoux. Pour lancer le mouvement, il faut des coffrets cadeau qui se démarquent. Les emballages des coffrets présentation bois de teck permettent de distinguer les articles en Z.

Le Mini-Club doit séduire une nouvelle clientèle. Les emballages présentation bois de teck de petite taille permettent de distinguer les articles en Z. Les deux premières boites proposées en 1972 ne disposent pas d’alimentation. Ce sera corrigé en 1974 avec un coffret de départ doté de son transformateur, toujours sur la base de la 030T BR 89.

La gamme initiale Märklin Z de 1972 propose un petit réseau Mini-Club de 1m x 35cm complet avec rail et bâtiment. Il ne reste qu’une année sous cette forme et sera proposé ensuite sous la forme d’un Toporama.


Bien des années plus tard, Märklin utilisera les coffrets Z comme cadeau publicitaire pour les clients d'entreprise. Le côté « gadget » de cette échelle le permet. Ici c'est le groupe Perrier qui offre à ses clients des wagons à l'effigie de ses marques en 1991. La publicité est extraite du N°1 de la revue Märklin Telex de juin 1991.


Des coffrets pour le 125ième anniversaire de Märklin


En 1989, pour fêter son 125ième anniversaire Märklin sort plusieurs coffrets rappelant son histoire ; un train de marchandise Würtembourgois (pour marquer la région natale de la marque) et un train de marchandise avec des plats chargés de conteneur qui réédite du matériel des années 60. Les coffrets sont gris avec la représentation des rames en impression argentée.

Autre ensemble proposé pour commémorer le50ième anniversaire Märklin du Märklin 00 ou H0, le coffret double (2 coffrets en un) des deux premières rames du catalogue 1935.

Si la présentation des locomotives est identique à celle de 1935, la mécanique a été modernisée avec un système d’inversion de marche électronique et il n’y a plus de porte charbon apparent.


Les boites complémentaires après les coffrets


Posséder son coffret, c’est bien, mais on a vite fait le tour en installant un simple ovale de voie. L’intérêt du train miniature croit avec le nombre de rail que l’on possède. Le problème c’est que s’équiper est couteux.


Pour favoriser la progression, des boites de rails comprenant des aiguillages sont proposées par Märklin pour compléter les coffrets de départ. En 1972 le choix est réduit à trois type dont une boite contenant des signaux.


A partir de 1975, Märklin propose 5 types de boite de rails sont proposés avec pour objectif un réseau à double voie.


Dans les années 70/89, les coffrets évolutifs et les tapis « Toporama » sont très en vogue.


Il a fière allure le jeune amateur de trains miniature des années 80, il attend son nouveau coffret SET de chez Fleischmann à chaque occasion, anniversaire, Noël, bon résultat à l’école, etc.


Le catalogue 1980 de Fleischmann ne propose pas moins de 6 coffrets SET pour compléter les boites de départ et installer son réseau sur son toporama.


TGV et trains à grande vitesse pour des coffrets modernes


En 1984 Märklin propose son premier coffret du train à grande vitesse Allemand, l’ICE (à gauche). C’est une reproduction du prototype. Les meilleures technologies sont utilisées pour motoriser les deux motrices avec asservissement de la vitesse. L’électronique fait son entrée en force dans le monde du modélisme. Lima de son côté fait la course avec Jouef pour proposer le TGV Sud-est en version « Golden Série » dès 1983 (à droite).


Sur la route, la vitesse n’est plus de mise dans les années 80, comme en témoigne cette R12 Gordini et cette Alfa Roméo 2000 en proie avec la Maréchaussée. Sur le rail cependant, avec le TGV, elle fait son entrée en force.


Le TGV Atlantique est la grande nouveauté de Jouef en 1989 avec ses nouveaux couleurs bleues et argent. Plusieurs versions de coffrets sont proposées avec différents niveaux de finition, à destination d’un large panel qui va de l’enfant au modéliste. Les ventes s’opèrent du supermarché à la boutique spécialisée dans les trains miniatures.


Plus tard, les packagings des TGV seront modernisés avec une présentation dans des valises en plastique.


Le catalogue Jouef 2000 (le dernier des productions en France) propose pas moins de 4 types de TGV. De haut en bas, TGV Sud Est dans sa livrée Orange, Atlantique, Eurotunnel et Thalys.


Il y a une vie après les coffrets de départ


Objet d’une guerre commerciale sans merci dans les années 50-60, c’est par les coffrets de départ que l’on adopte une marque, voire un écartement. Cette base a ensuite vocation d’être complétée au fil du temps, de Noël en anniversaires. Une sorte d’abonnement, souvent adroitement verrouillé sur un système (2 ou 3 rails) ou des spécificités volontairement cultivées (compatibilité de la voie, attelages, voltages). Et c’est ainsi que se construisent les vocations de modélistes.



Les vitrines des marchands de jouets présentent leurs offres d’accessoires ou de matériels complémentaires. Ici, un échantillonnage de tout ce que Jouef a fabriqué sur 3 décennies.


Le catalogue Fleischmann 1980 est particulièrement ambitieux pour ces clients qui passe d’une boite de départ avec un simple ovale pour terminer par un réseau de l’ampleur de celui du musée du transport de Nuremberg.


Märklin est plus réaliste en présentant pour objectif le réseau monté sur son toporama comme objectif dans le catalogue 1977. On y trouve cependant déjà beaucoup de choses sur 2mx 0,97m


Au final, que ce soit de manière ludique….


ou réaliste……


L’essentiel est bien d’entretenir le rêve….

ou la fantaisie, pour notre plus grand bonheur d’amateurs de trains miniatures.


Et l’on peut même en arriver à reconstituer des scènes historiques pleine d’atmosphère, comme ce PN à l’hiver 1865.

Et tout cela est parti le plus souvent d’un simple coffret il y a bien longtemps.